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Claude Aveline a dit un jour : L’homme est fait pour jouer, c’est le péché originel qui l’a condamné au travail.

On connait tous les jeux vidéo et on a quasi tous joué au moins une fois à ce divertissement très populaire. Mais cette pratique est souvent pointée du doigt, notamment pour la violence de certains jeux ou la désociabilisation qu’ils peuvent engendrer qui inquiètent les parents. (Les jeux vidéo ça rend les jeunes violents) Cliché d’ignorants ! (puis c’est pour les gamins) On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit, on vieillit parce qu’on arrête de jouer).

Certaines idéologies et théories évoquent ces effets négatifs, en argumentant un réalisme et une immersion plus grande permise par les avancées technologiques. Mais les résultats d’expériences menées sur le terrain par des experts prouvent le contraire. Psychologues, sociologues et autres spécialistes du monde entier se concordent à dire que les jeux vidéo, même violents, ont des effets positifs directs sur les capacités mentales et physiques des joueurs, et que jamais un joueur n’est devenu violent pour avoir joué à un jeu violent. C’est indéniable ! (Si votre enfant a ce genre de problèmes, cherchez ailleurs). Bon, c’est sûr qu’il y a des jeux très violents (tout comme les films ou dessins animés) auxquels les plus jeunes ne devraient pas avoir accès. Mais la classification par âge PEGI, plutôt bien faite, est justement là pour ça. Mais si vous n’y prêtez pas attention, c’est un autre débat.

Les jeux vidéos développent des compétences cognitives et contribuent même à la vie émotionnelle. De ce fait, ils sont parfois utilisés en tant que thérapie médicale, pour traiter par exemple, des troubles psychologiques comme le vertige, l’agoraphobie, la schizophrénie, Alzheimer ou les troubles de stress post-traumatiques (Et mon cul, ça le soigne?) Non, la connerie non plus d’ailleurs, t’es foutu.

Diverses études et expériences récentes mesurées par IRM sur des joueurs de jeux vidéo prouvent que certaines régions du cerveau, comme l’hippocampe droit et le cortex préfrontal, sont plus sollicitées pendant une partie de jeu vidéo. L’entraînement de ces zones permet d’accroître une grosse partie des capacités du cerveau : comme améliorer le calcul mental, l’apprentissage, le raisonnement, la mise en place de stratégies, l’orientation spatiale, la dextérité des mains et les réflexes. Et l’expérience des jeux en ligne, qui offrent l’occasion d’interagir avec d’autres joueurs, développe aussi des compétences sociales. Sans compter que les diverses expériences que nous font vivre les jeux vidéo nous enrichissent et contribuent à ouvrir notre esprit et à éclairer nos actions.

Les effets physiques aussi sont bénéfiques, notamment pour les jeux qui demandent des interactions physiques par l’intermédiaire d’outils immersifs de réalité virtuelle. Il permettent de développer les facultés motrices et de pratiquer une activité sportive régulière.

Bien entendu, ces effets ne sont pas absolus et universels. Chaque joueur est différent et chaque relation au jeu vidéo aussi, les effets bénéfiques ne se constatent pas nécessairement chez tous les joueurs. Concernant l’addiction aux jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs (MMORPG) par exemple, le psychanalyste Yann Leroux et le spécialiste de l’addiction Keith Baker ont affirmé catégoriquement, après des années de recherches, qu’il n’y a pas de véritable dépendance aux jeux vidéo. Quand il y a addiction, cela reflète en vérité un problème d’appauvrissement de la vie affective ou intellectuelle. C’est le cas de toutes les addictions d’ailleurs. Et comme toutes les addictions, les conséquences sont néfastes, forcément.

Les jeux vidéo c’est bien. En abuser, ça craint. Jouez raisonnablement et restez lucide.

Un commentaire sur “Les JEUX VIDÉO sont UTILES ? – Sois pas si bêêête #8

  1. Les jeux vidéo même violents ne rendent pas violent. Banalité je sais, mais si ça défoule bien, ça empêche même de mettre en pratique dans la réalité. Pour rester soft, au temps d’il y a longtemps, quand j’ai acheté les Sims après avoir été licenciée avec tous mes collègues, je m’amusais bien à tuer tout le monde, surtout dans la « famille Adams », c’était les plus imaginatifs, risques d’accidents très récurrents et visuels. Et puis j’en ai eu marre. Quant aux autres effets positifs, sûr que ça permet d’exercer plusieurs de nos compétences, comme les tous les jeux, vidéo ou pas. Le jeu c’est la vie et l’apprentissage, tant qu’on sait que ça reste du jeu.

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